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 La solitude appelle la compagnie [Libre]

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AuteurMessage
Arkanne Kagehi

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Nombre de messages : 6
Date d'inscription : 27/08/2009

MessageSujet: La solitude appelle la compagnie [Libre]   Ven 4 Sep - 23:46

Je venais d’arriver depuis peu dans cet établissement. Je ne sais pourquoi, ma famille, si on peut appeler cela une famille, avait décidé de m’envoyer bien loin d’eux. Je pense qu’ils ne pouvaient plus me supporter. Pourtant, papa s’est excusé de m’avoir imposé ce choix.

Flash back

« Arkanne dépêche toi à la fin ! Tu vas manquer ton avion ! »

C’était ma mère qui hurlait comme une folle depuis deux jours. Quand ce n’était pas pour que je face mes bagages, c’était pour que je vérifie que je n’ai rien oublié et maintenant c’est pour que je parte. Je crois bien qu’elle a du me faire défaire ma valise deux fois avant d’être sûr que j’avais bel et bien tout ce dont j’avais besoin. Mais soyons honnête, elle voulait surtout qu’il n’est plus rien qui m’appartienne dans cette maison. Ma mère et moi nous nous entendons très mal. Je crois bien que c’est la personne de la famille, sans compter ma grand-mère, que je supporte me moins. Bref passons.

J’entendis quelqu’un monter les escaliers. Vu les pas lourds, j’en déduisis que c’était mon père. Je n’avais pas franchement envie de le voir. Il entra dans ma chambre tout de même. J’étais assise sur ma valise, au beau milieu de ma chambre quasi vide.

« Arkanne, chérie, ça ne va pas ? »

Mon visage n’exprimait rien à par une grande froideur et peut être une violente colère. Si ça n’allait pas ? Comment cela pouvait il allait alors qu’ils me viraient de la maison sans me demander mon avis ? Mon père soupira et, contre toute attente, vint s’asseoir à mes côtés, sur mon sac.

« Je suis désolée ma chérie. Cela n’aurait tenu qu’à moi, j’aurais préféré que tu restes. Je sais que nos relations ne sont pas génial mais, tu restes ma fille et je t’aime quand même. Mais je pense qu’il est mieux pour toi et pour ta mère que tu quittes cette maison, au moins un petit moment. Cela te permettra de mettre les choses au clair de ton côté et permettra à ta mère de se détendre un peu. »

Cette révélation me fit l’effet d’une gifles. Pas le fait que ma mère voulait que je la laisse tranquille, non ça je le savais déjà, mais le fait que mon père m’aime. Il posa un baiser sur mon front, me caressa les cheveux, se leva et quitta ma chambre sans rien dire de plus. Moi, je regardais la porte, les yeux ronds, hébétée au plus au point !

Fin du flash back

Je venais donc d’arriver, mes bagages étaient déjà dans ma chambre et moi, je plus au perché : sur le toit. C’était souvent sur des endroits de ce genre que j’aimais venir me reposer ou me calmer. Je regardais les nuages défiler dans le ciel, ses masse blanche cotonneuses. Si seulement mes sentiments auraient été de simple nuages… obscurcissant le ciel mais n’étant que de passage… Je fermais les yeux et me laissais bercer par le souffle du vent. Doux, calme. Il m’apporta plusieurs senteurs que je ne connaissais pas, d’autres qui m’étaient déjà plus familière. Je pris alors ma guitare. Il ne fallait pas imaginer que je partirais sans elle. Je n’ai jamais pris réellement de cours mais je me débrouille tout de même. Je m’assis alors à même le sol, la guitare aux creux des mains, et, doucement, me mis à gratter les cordes. La musique qui s’échappa de l’instrument était douce et mélodieuse. Alors, je me mis à chanter, une chanson que j’avais moi-même écrite lorsque mon cher et tendre avais perdu la vie dans son accident de voiture. Elle parlait d’abandon, de tristesse et de dégoût. J’avais eu la chance de naître avec une jolie voix. Une voix qui contrairement à moi était toute aussi douce et mélodieuse que l’était le son de ma guitare ou encore le souffle du vent. Absorbée par ma chanson, je me laissai totalement dévorée par mes émotions. J’étais transporter dans un tout autre univers. Cela m’arrivait souvent lorsque je jouais de la guitare. Je me revoyais avec mes amis, ma bande, mes frères… je me revoyais aux creux des bras de Dimitri qui m’embrassait tendrement ou qui me caressait simplement les cheveux. Je revoyais sa sœur qui ne m’avait pas encore tourné le dos… La dernière image avant que la chanson ne se termine fut celle de mon père me disant qu’il m’aimait, me prenant dans ses bras avant que je ne monte dans l’avion. Je crois que ce fut cette dernière image qui me fit monter les larmes aux yeux. Doucement, elles se mirent à couler le long de mes joues, le long de mon cou. Je posais ma guitare, posais ma tente sur mes genoux, ayant replié mes jambes et laissais libre cour aux sentiments qui venaient de m’assaillir. J’étais dans un endroit où je ne connaissais personne. Pour le moment, j’étais revenu au point de départ : la solitude. Je connais bien la solitude mais après j’ai connu la compagnie d’être qui me sont chers. Je crois que je n’arriverai pas à supporter une nouvelle fois la solitude. Je relevai la tête, essuyais les larmes du plat de la main et regardais droit devant moi, bien décidé à ne pas abandonner, prête à reprendre un nouveau départ !
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